La Quinzaine nordique n°136

La Quinzaine nordique est réalisée par le Service économique régional deux fois par mois. Elle rassemble des brèves économiques et financières sur les cinq pays nordiques.

Pays Nordiques

PNGAgence européenne des médicaments (EMA). Dans le cadre du Brexit, l’Agence européenne des médicaments va devoir quitter son siège aujourd’hui à Londres. De nombreuses villes de l’Union Européenne se sont déjà portées candidates pour accueillir cette agence qui compte 900 employés et accueille 65 000 visiteurs et plus de 500 rencontres internationales chaque année. La société de conseil KPMG a réalisé un classement des différentes villes candidates à la demande du géant pharmaceutique danois Novo Nordisk. Ce classement se fonde sur un ensemble de critères dont la présence de clusters spécialisés dans le domaine des médicaments et des life sciences, le dynamisme de la R&D, la qualité de vie et la présence d’infrastructures performantes. Paris arrive en tête de ce classement suivie de près par Copenhague. Le trio de tête est complété par Stockholm et Munich qui arrivent ex-aequo.

Compétitivité. Dans son rapport annuel sur la compétitivité (World Competitiveness Yearbook) qui repose en grande partie sur des enquêtes d’opinion, l’International Institute for Management Development (IMD) a classé le Danemark au 7ème rang des pays les plus compétitifs au monde, devant la Suède (9ème), la Norvège (11ème) et la Finlande (15ème).

Performances des entreprises. Dans sa récente étude C20 by numbers, le cabinet de conseil PWC compare les performances des entreprises issues de 5 indices boursiers en Europe (Allemagne, Danemark, Norvège, Suède et Royaume-Uni). L’examen du C20, l’indice danois, montre une croissance moyenne de 14%/an pour le chiffre d’affaires et de 18%/an pour l’EBITDA sur la période 2012-2016. Dans ce classement, le Danemark arrive deuxième, derrière la Norvège (+20%/an pour le CA et +13%/an pour l’EBITDA) et devant la Suède (+4%/an et +6%/an).

Danemark

PIB. Le PIB a augmenté de 0,6% au T1 2017 par rapport au T4 2016, selon les dernières estimations de l’Institut des statistiques danois (Danmarks Statistik). C’est le cinquième trimestre consécutif de croissance au Danemark, ce qui ne s’était plus manifesté depuis l’exercice 2003-04.

CETA. L’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada (CETA) a été ratifié par le parlement danois, le 1er juin, avec une large majorité, incluant des partis de l’opposition. Selon les estimations danoises, l’accord pourrait se traduire par un accroissement des exportations danoises à hauteur de 2,2 MdsDKK/an (297 M€). Le Danemark est le deuxième pays de l’UE, après la Lettonie, à avoir ratifié l’accord.

Ménages. Selon une étude réalisée par la Danske Bank, le revenu réel disponible des ménages danois a atteint un nouveau record cette année. Une famille avec deux enfants perçoit aujourd’hui un revenu avoisinant les 620 000 DKK (83 000 €) soit 180 000 DKK (24 000 €) de plus qu’il y a 10 ans. La croissance des revenus a accéléré en particulier depuis 2013, suite à la forte réduction de l’inflation, qui s’est notamment répercutée au niveau des frais financiers (les ménages danois sont les plus endettés de l’UE relativement à leur revenu). En revanche, le revenu réel disponible des chômeurs et des étudiants a diminué.

Commerce extérieur. Selon une étude réalisée par le ministère des Affaires étrangères (en charge de la politique commerciale), les exportations danoises ont cru d’environ 4,3%/an en 2017 et 2018, générant 53 MdsDKK (7,2 Mds€) supplémentaires pour les entreprises danoises et créant 30 000 emplois sur les deux années. Cette croissance est stimulée par les bonnes performances économiques des principaux clients du Danemark : l’Allemagne, la Suède, les États-Unis, la Chine et la Norvège. Toutefois, l’étude souligne que les défis du plein-emploi et du manque de main-d’œuvre qualifiée auxquels les entreprises exportatrices danoises risquent d’être confrontées sont susceptibles de freiner cette tendance.

Stratégie d’exportation
. Les ministères de l’Environnement et de l’Alimentation et des Affaires étrangères ont lancé une nouvelle stratégie visant à renforcer les exportations de produits alimentaires et les technologies environnementales afin de profiter de la position de leader du Danemark dans ces domaines. La stratégie vise à faire une promotion cohérente et efficace des exportations, fondée sur un dialogue étroit entre les entreprises, les organisations professionnelles et les autorités danoises. Les ministères s’engageront dans une coopération bilatérale avec les autorités d’autres pays dans les domaines où le ministère de l’Environnement et de l’Alimentation a des compétences à offrir et où il y a une demande et un soutien des entreprises danoises ainsi qu’une demande de la part des pays partenaires. Les ministères souhaitent également contribuer au maintien et à l’expansion de l’accès aux marchés de l’industrie vers des pays tiers ainsi qu’assurer la visibilité et la présence de produits et solutions danois sur les marchés d’exportation prioritaires. Les exportations danoises du secteur alimentaire et de l’ensemble des biens et services environnementaux représentent aujourd’hui près d’un quart du total des exportations danoises.

Secteur financier. En dépit de résultats records (3,8 MdsDKK, soit 511 M€), 1 400 emplois devraient être supprimés dans le secteur financier en 2017, d’après une enquête de l’Association des employeurs danois du secteur financier (FA Arbejdsgiver). Les 79 entreprises interrogées invoquent la recherche de compétitivité et la digitalisation comme principaux motifs. Depuis la crise financière, 7 000 suppressions de poste ont eu lieu, soit 10% des emplois du secteur.

Datacenters. Google a acquis des terrains dans la région de Fredericia pour un coût total de 65 MDKK (8,7 M€). A l’heure actuelle, aucune raison officielle n’est venue justifier cette opération mais celle-ci garantit à Google la possibilité de construire davantage de datacenters en Europe dans les prochaines années. Pour rappel, Facebook et Apple ont déjà lancé la construction de datacenters au Danemark qui seront implantés près d’Odense et de Viborg et dont les travaux devraient se terminer en 2020.

Dong Energy. Dong Energy a annoncé la vente de l’intégralité de sa division pétrolière et gazière, Dong E&P A/S, à la société anglo-suisse Ineos pour un montant de 1,05 MdUSD (833 M€) auquel s’ajoutent des bonus éventuels de 250 MUSD (198 M€). Avec cet achat, Ineos acquiert également les obligations de démantèlement d’une valeur d’environ 7 MdsDKK (938 M€), ce qui exige une certaine capacité financière et des compétences techniques et pourrait poser problème pour l’approbation de la vente de la part de l’Agence de l’énergie (Energistyrelsen). La clôture de la transaction est assujettie à des approbations réglementaires et à celles d’autres tiers et devrait avoir lieu au troisième trimestre de 2017. Au final, environ 440 employés travaillant pour Dong Energy Oil & Gas seront transférés chez Ineos.

Drones. Après le lancement en 2016 d’une stratégie nationale, le Danemark vient d’ouvrir son premier centre de drones, situé à HCA Airport à Odense, et dont l’objectif est de maintenir la position de pionnier du Danemark dans ce domaine. Un espace aérien de 867 km² a été dédié aux tests et le centre renforcera les activités de recherche et de formation liées à la technologie des drones. La création de 15 000 emplois est prévue dans l’industrie du drone d’ici à 2050.

Voitures autonomes. Une large majorité parlementaire a adopté un projet de loi du ministre des Transports sur la mise en place d’un programme pilote pour les voitures autonomes. Afin de s’assurer que les essais se fassent dans des conditions respectant la sécurité routière, les essais seront limités en ce qui concerne la période de test et l’étendue des tronçons routiers. Par ailleurs, toute demande d’effectuer un essai sera examinée attentivement par plusieurs autorités, avant que le ministre ne donne la permission. Le programme pilote entrera en vigueur le 1er juillet 2017.

Finlande

Croissance économique. Le PIB de l’économie finlandaise a crû de 1,2% au premier trimestre 2017 par rapport au trimestre précédent. Le dynamisme de la demande intérieure déjà constaté en 2016 s’est confirmé dans les premiers mois de 2017. Les dépenses de consommation des ménages ont augmenté de 1,5% et l’investissement est en hausse de 4,0%. La contribution du commerce extérieur redevient positive, grâce à des exportations (+5,0%) et des importations qui contribuent à la croissance (-1,0%). L’amélioration de la conjoncture économique européenne exerce un effet d’entrainement sur les exportations, de même que le regain de compétitivité-prix des biens finlandais après les mesures de modération salariale prises depuis 2014. D’autre part, selon le ministre du commerce extérieur finlandais K. Mykkanën, la diversification d’une partie de l’industrie finlandaise vers des activités à plus forte valeur ajoutée, telles que les hautes technologies de la santé, favorise également cette reprise. À titre d’illustration, les ventes de matériel médical et électromédical représentent 5% des exportations en 2016, contre 3,3% en 2010. Pour 2017, la Banque de Finlande a relevé sa prévision de croissance économique à 2,1% et plusieurs banques commerciales ont dans le même temps publié de nouvelles prévisions (+3% pour Nordea, +2,8% pour Danske Bank).

Areva. L’entreprise finlandaise de production d’électricité TVO a récemment retiré l’action en référé qu’elle avait intentée contre Areva devant le Tribunal de commerce de Nanterre en septembre dernier. Cette action en justice visait à obtenir des informations relatives à la restructuration prévue d’Areva et aux conséquences potentielles sur l’exécution du contrat de construction de la centrale nucléaire OL3 (sud-ouest de la Finlande). Selon TVO, des discussions entre les deux parties ont permis le retrait de cette action. Les autres procédures du litige entre TVO et Areva concernant la bonne réalisation du contrat sont toujours en cours, en attente de l’arbitrage de la Cour de la Chambre internationale de commerce basée à Paris.

Uniper et Fortum. L’entreprise finlandaise de production d’énergie Fortum a débuté des discussions avec son homologue allemand E.ON en vue du rachat des parts détenue par ce dernier dans la société Uniper (46,7 %). Uniper est issue de la scission des activités d’énergie thermique d’E.ON, opère plusieurs centrales à travers l’Europe et les deux tiers de l’énergie qu’elle produit proviennent du gaz ou du charbon.

Insertion professionnelle des migrants. Le fonds européen d’investissement a annoncé sa participation à hauteur de 10 M€ à une initiative finlandaise visant à trouver un emploi à près de 2 500 migrants sous trois ans afin de faciliter l’appariement entre l’offre et la demande, notamment grâce à des formations spécifiques dispensées aux migrants en fonction des besoins identifiés auprès d’entreprises de plusieurs secteurs, dont la construction automobile. Le projet repose sur un montage financier relativement novateur, le Social Impact Bond ou « obligation à impact social ». Ce type de contrat prévoit que le secteur privé finance des projets sociaux à travers leurs investissements. Ces investisseurs portent alors le risque du projet et la collectivité publique leur verse des intérêts et rembourse le capital si les objectifs déterminés en amont sont remplis. La participation du FEI à ce projet et à son montage financier doit permettre d’attirer d’autres investisseurs privés, selon l’objectif d’additionnalité tel que formulé dans le cadre du Plan Juncker.

Islande

Politique monétaire. Le Comité de politique monétaire de la banque centrale d’Islande a décidé de baisser ses taux directeurs de 0,25% pour le deuxième mois consécutif, les taux directeurs de la Banque Centrale étant à présent de 4,5%. Dans son communiqué de presse, le Comité indique que les perspectives de croissance du PIB en 2017 sont fortes grâce à une croissance rapide du tourisme et de la consommation privée. Dans le même temps, l’inflation a diminué au cours des douze derniers mois selon les observations de l’institut de conjoncture, passant de 1,9% à un taux actuel de 1,7%, en deçà de la cible d’inflation de 2,5%.

Pêche. Preuves selon l’Islande de la réussite du système des quotas individuels de pêche transférables, l’Institut de Recherches Marines islandais (Hafrannsóknastofnun) a indiqué dans son dernier rapport que la reconstitution des stocks de poissons était très satisfaisante. L’institut a d’ailleurs proposé d’augmenter les quotas de pêche de 6% pour la morue, de 20% pour l’aiglefin et de 10% pour le colin atlantique pour la période 2017-2018, ce qui représenterait pour l’industrie de la pêche un bénéfice additionnel de 3 à 4 MdsISK (soit entre 26,6 M€ et 35,5 M€).

Norvège


Inflation.
Selon l’institut statistique national norvégien (SSB), l’inflation a diminué en mai, passant de 2,2% sur un an à 2,1%, et cela pour le cinquième mois consécutif. La chute du prix des billets d’avion (-13,1% quand il subissait l’année précédente une hausse de 26,8%) en serait la raison principale. L’inflation sous-jacente, indicateur écartant le secteur de l’énergie et les variations fiscales, est tombée à 1,6% alors que la Banque de Norvège cible un taux d’inflation sous-jacente de 2,5%. La prochaine décision de la banque centrale quant au niveau de ses taux directeurs est attendue le 22 juin prochain, mais les analystes estiment qu’elle devrait les laisser inchangés.

Chômage. Selon l’institut norvégien des statistiques (SSB), le taux de chômage s’est élevé en mars à 4,5% de la population active, chiffre en hausse pour le deuxième mois consécutif, alors qu’il était en baisse depuis le mois d’octobre 2016. 124 000 personnes étaient au chômage en Norvège en mars, soit 2 000 personnes de plus qu’enregistrées au mois de décembre, selon des chiffres corrigés des variations saisonnières.

UE. La Norvège n’appliquera pas la directive européenne de sécurité pour les hélicoptères, estimant que la réglementation norvégienne est plus stricte et mieux adaptée aux conditions géographiques locales. Il s’agit d’une première depuis l’entrée en vigueur de l’accord EEE, la Norvège estimant que les règles et directives communautaires ne s’appliquent pas à son plateau continental. Ces deux éléments avaient déjà fait l’objet de discussions dans le cadre de la directive sur la sécurité des plateformes pétrolières. Cette décision du gouvernement s’appuie sur les prescriptions de l’autorité norvégienne de surveillance aérienne et est soutenue par les professionnels du secteur. Le ministre des transports, Ketil Solvik-Olsen, a précisé que, si la Norvège n’appliquera pas la directive, elle en transposera toutefois plusieurs dispositions.

Puits de pétrole.
Selon la presse norvégienne, 15 forages seront réalisés en mer de Barents en 2017 soit, pour la première fois, plus qu’en mer du Nord. Le pétrolier norvégien Statoil, déboursera à lui seul 1 MdNOK (105 M€) pour 5 forages en mer de Barents.

European Green Capital. Le 2 juin dernier, Oslo a remporté le titre 2019 de « Capitale verte de l’Europe » face aux 4 autres finalistes : Gand en Belgique, Lahti en Finlande, Lisbonne au Portugal et Tallinn en Estonie. Au total, plus d’une trentaine de villes ont concouru cette année. Face à une croissance démographique de plus en plus importante dans les zones urbaines européennes, la volonté de la capitale norvégienne de conjuguer les meilleures conditions de vie possibles pour les urbains à la préservation de la blue-green qualité d’Oslo a fait la différence aux yeux du jury..

CCS. Le CCS continue de faire l’objet d’un intérêt fort en Norvège. Après la publication d’un rapport de faisabilité en juillet 2016 et la relance du centre de capture et de stockage de la raffinerie de Mongstad, la ville de Trondheim a été nommée « capitale européenne pour la recherche sur le CCS ». La capitale du Trøndelag devient ainsi le siège de la coopération entre la Norvège, la France, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas. Le nouveau centre a été inauguré le 12 juin par la Secrétaire d’État du ministère du Pétrole et de l’Energie, Ingvil Smines Tybring Gjedde.

Suède

Croissance. Au 1er trimestre 2017, la croissance de la Suède s’est élevée à 0,4% (2,2% en variation annuelle), nettement en-dessous de la précédente estimation de 0,7%. Cette révision s’explique par une reprise des exportations à nouveau retardée (-0,2% contre +0,9% attendu), pénalisée par les exportations de services, et une progression moins rapide de la consommation des ménages (+0,5% contre une prévision de +0,8%), malgré le sursaut de l’investissement toujours soutenu par le secteur de la construction.

Swexit. Selon un sondage réalisé par la banque suédoise SEB, 44% des personnes interrogées en Suède sont favorables à l’introduction de l’euro en tant que devise nationale si cela devenait une condition pour que le pays reste membre de l’UE. Dans le même temps, 42% des personnes interviewées pensent au contraire qu’il faudrait quitter l’UE si le pays était contraint d’adopter l’Euro pour rester membre de l’Union. Enfin, les Suédois sont dans l’ensemble relativement sceptiques vis-à-vis de l’UEM puisque selon les derniers sondages d’opinion réalisés par SCB, 71% d’entre eux affirment qu’ils voteraient « non » en cas de référendum portant sur l’intégration de la Suède à l’UEM et seulement 17% affirment qu’ils seraient prêts à voter pour. L’adhésion suédoise à l’UE bénéficie, en revanche, d’un large soutien puisque 55% des Suédois y restent favorables et seulement 19% y sont opposés.

Bâle IV.
Le Comité de Bâle, composé des dirigeants des banques centrales et des autorités prudentielles d’une trentaine de pays, s’est réuni en Suède à Luleå les 14 et 15 juin. À cette occasion, le gouverneur de la Banque de Suède (Riksbank), Stefan Ingves, qui préside actuellement le Comité, a évoqué la possibilité d’introduire un capital output floor de 75% d’ici 2020-2021, ce qui reviendrait à utiliser une méthode standard d’évaluation des risques de crédit plutôt que les modèles internes des banques. L’Association des banques suédoises, Swedish Bankers, a réagi négativement à cette proposition en indiquant qu’elle impliquerait de relever les fonds propres des banques suédoises de 245 MdsSEK (25 Mds€).

e-SEK.
La Banque de Suède (Riksbanken) mène depuis quelques mois un projet qui vise à développer une version exclusivement électronique de sa monnaie, une « e-SEK » ou bien « e-couronne ». Ce travail est mené par Cecilia Skingsley, sous-gouverneur de la Banque de Suède. Le calendrier pour le développement d’une devise nationale électronique, qui n’a pas vocation à remplacer la monnaie fiduciaire, prévoit la présentation d’ici fin 2017 d’un rapport de faisabilité (solutions techniques possibles, conséquences pour la stabilité financière, etc.) puis d’un deuxième rapport début 2018 sur le dispositif juridique et réglementaire avec l’objectif de prendre une décision finale d’ici la fin 2018 sur l’opportunité de ce projet. Le Royaume-Uni et le Canada développent actuellement des projets similaires.

BNP Paribas. La banque danoise Ekspres Bank A/S, filiale de la BNP Paribas Personal Finance spécialisée dans le crédit à la consommation, intensifie sa présence en Suède en rachetant 100% du capital de l’acteur local SevenDay Finans AB qui compte 70 000 clients dans les domaines des prêts à la consommation et des produits d’assurance. Ses actifs s’élèvent à 6,4 MdSEK (675 M€). Le montant de l’acquisition n’a pas été dévoilé.

Ericsson. Le fond d’investissement Cevian Capital de Christer Gardell a acheté 5,57% des actions du groupe suédois Ericsson (soit 167,75 millions d’actions B d’une valeur totale estimée à plus de 10 MdsSEK soit 1,06 Md€). Cette annonce intervient alors qu’Ericsson a enregistré des résultats décevants au premier trimestre 2017 (voir QN n°134). Cevian Capital dispose aujourd’hui d’un capital quasi-équivalent à celui d’Investor (sphère Wallenberg), principal actionnaire d’Ericsson, avec 5,9% des actions du groupe suédois.

SAS
. La compagnie SAS ne possède plus que 30 des 158 avions qu’elle utilise pour l’opération de ses lignes, privilégiant désormais le leasing à l’achat de nouveau matériel. Ce mouvement s’est accéléré depuis 2012, année durant laquelle SAS possédait encore 97 des 204 avions utilisés pour l’opération de ses lignes.

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Revu par : Romain Saudrais (Conseiller financier)
Service Economique Régional (SER) de Stockholm
Ambassade de France en Suède
Adresse : Storgatan 11 // 114 44 Stockholm

Avec les contributions des Services Economiques de Copenhague (C. Bauduin, M. Valeur, M. Lallemand, V. Satgé), Helsinki (N. Mouy, T. Cardiel), Oslo (E. Gabla, A. Labaune), de l’ambassade de France en Islande (R. Girard) et du Service Economique Régional de Stockholm (F. Lemaitre, R. Saudrais, T. Charrier).

Dernière modification : 22/06/2017

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