La Quinzaine nordique n°133

La Quinzaine nordique est réalisée par le Service économique régional deux fois par mois. Elle rassemble des brèves économiques et financières sur les cinq pays nordiques.

Pays Nordiques

PNG Prévisions de croissance. Le FMI a procédé le 18 avril lors de la dernière mise à jour de la base World Economic Outlook à une révision à la hausse des prévisions de croissance pour l’ensemble des pays nordiques dans les quatre prochaines années, à l’exception des prévisions pour la Finlande, le Danemark et la Suède en 2020. Les tendances observées dans la région distinguent deux types de pays : (I) le Danemark, la Finlande et la Norvège dont la croissance reste modérée aujourd’hui mais devrait accélérer dans les années à venir (dans une moindre mesure pour la Finlande), et (II) la Suède et l’Islande qui connaissent une croissance plus forte mais appelée à ralentir. Au final et à l’exception du cas spécifique de l’Islande, le FMI anticipe aujourd’hui une convergence de la croissance économique dans la zone nordique autour de 1,5% à 2% à l’horizon 2020.

Danemark

Productivité. Au Danemark, la croissance de la productivité a été négative en 2016 (-0,4%, contre +0,6% en moyenne dans l’UE), ce qui place le pays dans les derniers rangs du classement de l’OCDE. Entre 2012 et 2015, cette croissance n’avait été que de 0,9% en moyenne. La dernière analyse du Ministère de l’économie révèle que, en 2016, la productivité horaire a chuté de 0,9%. Pour le ministre de l’Économie et de l’Intérieur, Simon Emil Ammitzbøll, la faiblesse persistante de ces performances révèle l’insuffisance des mesures prises par le gouvernement, depuis les recommandations du dernier rapport officiel sur la productivité (mars 2014). Pour inverser la tendance, il a annoncé réfléchir à un projet de réforme qui porterait sur la réduction de l’impôt sur le revenu et la fiscalité du capital. Il prône également l’inscription de nouveaux objectifs d’exposition à la concurrence pour 2018 et une libéralisation accrue des marchés publics.

Énergie. D’après une nouvelle analyse de la Région sud du Danemark, le chiffre d’affaires généré par le secteur de l’éolien offshore en 2015 (62 MdsDKK soit 8,3 Mds€) a été supérieur à ceux des secteurs du pétrole et du gaz combinés (55 MdsDKK soit 7,3 Mds€), qui ont chuté de 55 MdsDKK (4,3 Mds€) par rapport à 2014. Ce changement d’équilibre s’explique en partie par la forte baisse du prix du pétrole au cours de la période.

Biotechnologies. Selon la presse, la Fondation Novo Nordisk projette de faire un don d’utilité générale en faveur de la biotechnologie danoise, qui s’élèvera à plusieurs centaines de millions d’euros. Cette somme servira à financer la construction d’un nouveau complexe scientifique, qui abritera des laboratoires et un incubateur d’entreprises. Par cette initiative, la fondation souhaite favoriser l’innovation et la création d’emplois dans le secteur sur un horizon de 10 à 15 ans. Le projet est encore en cours d’élaboration mais devrait être validé d’ici la fin 2017.

Automobile. Le gouvernement a conclu un accord politique sur la mise en œuvre progressive de la taxation des voitures électriques. Afin de relancer les ventes, la taxe d’immatriculation pour ce type de véhicule restera inchangée jusqu’au 1er janvier 2019, excepté si 5 000 voitures supplémentaires sont vendues avant cette échéance.

Maersk. Les autorités de la concurrence ont approuvé l’acquisition par le groupe Maersk de l’entreprise allemande Hamburg Süd, spécialisée dans les services de transport maritime. L’autorisation est toutefois conditionnée par le retrait de Hamburg Süd de plusieurs consortiums internationaux. Grâce à cette opération, Maersk devrait voir ses parts sur le marché mondial augmenter de 15,7% à 18,6%.

DONG Energy. Selon la presse danoise, l’oligarque russe Mikhail Fridman aurait présenté une offre d’achat à Dong pour sa division gazière et pétrolière, à travers sa société DEA. Cette offre serait supérieure de 25% aux propositions déjà formulées par les autres entreprises intéressées par cette cession, dont Mærsk. Toutefois, l’État danois qui détient 50,1% du capital de Dong Energy pourrait s’opposer à cette offre de rachat. Le ministre des Finances, Kristian Jensen,a déclaré que « les infrastructures stratégiques danoises doivent être contrôlées par des acteurs auxquels nous faisons
pleinement confiance », sans avoir exprimé de commentaires sur les spéculations autour du projet de vente.

Nomination. Birgitte Søgaard Holm, directrice de l’Autorité de supervision financière du Danemark (FSA), a été nommée à un des six sièges du conseil d’administration de l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA).

Finlande

Chine. Le Président chinois Xi Jinping s’est rendu en Finlande du 4 au 6 avril pour une visite d’État au cours de laquelle il a rencontré le Président finlandais, le Premier ministre et la Présidente du parlement. Lors de ces entretiens, les sujets économiques ont été abordés, parmi lesquels l’approfondissement des relations commerciales. La Chine est le 5ème partenaire commercial de la Finlande et les investissements directs chinois se chiffraient à près de 6 Mds € en 2016. Des projets de grande envergure sont actuellement en cours de négociation, comme par exemple la construction d’une
bio-raffinerie à Kemi dans le nord du pays, pour un investissement de près d’1 Md€. Plusieurs accords de coopération entre des entreprises ou des agences publiques ont également été signés, notamment dans le domaine de l’économie circulaire ou des technologies de l’information et de la communication. La coopération en matière de tourisme a aussi été évoquée dans le contexte de l’augmentation de 160% du nombre de touristes chinois en Finlande en 2016. Enfin, cette visite devait permettre à la Finlande de renforcer son partenariat stratégique avec la Chine dans plusieurs
domaines d’intérêt tels que le changement climatique et le libre-échange, sur lesquels la Finlande et la Chine ont rappelé leur convergence de vues.

Démographie.
Selon l’institut statistique (Tilastokeskus), le nombre de naissances a décru en 2016 pour la sixième année consécutive. Cette baisse de 4,8% s’accompagne d’une diminution du taux de fécondité estimé à 1,57 enfant en 2016, contre 1,65 en 2015. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, l’accroissement naturel a été négatif en 2016 (-1 000) et c’est le solde migratoire (+16 000) qui a contribué la croissance de la population (+15 000).

Chantiers navals. Faisant suite à une lettre d’intention signée en septembre dernier, l’Etat-Major des armées finlandaises a passé un marché d’études avec l’entreprise Rauma Marine Construction pour le renouvellement d’une partie de sa flotte militaire. Dans le cadre du projet « Squadron 2020 », la marine finlandaise prévoit en effet de
renouveler 7 de ses vaisseaux arrivant en fin de vie à l’horizon 2020. Selon le ministère de la Défense finlandais, ce marché d’un montant de 7,5 M€ devrait donner lieu à la conception de navires mieux adaptés aux menaces actuelles et capables de naviguer en mer gelée. La signature du contrat pourrait intervenir en 2018.

Engie Axima. La filiale d’activité marine d’Engie a remporté un contrat de 200 M€ pour l’équipement de ventilation et de climatisation de deux paquebots de croisière pour l’armateur chinois Star Cruise. Remporté en consortium avec les chantiers navals allemands de MV Werften de Wismar, ce contrat associe également un partenaire finlandais, l’équipementier Koya Marine Oy. Selon Engie Axima, ce marché devrait mobiliser près de 300 personnes en France, Allemagne et Finlande entre le début des études en 2017 et la livraison du deuxième navire prévue en 2022.

Islande

Brexit. Le ministre islandais des Affaires étrangères, Gudlaugur Thor Thordarson, a rencontré son homologue britannique, Boris Johnson, le 18 Avril à Londres. Cette rencontre avait pour principal objet les conséquences du Brexit sur la coopération et le commerce bilatéral entre leurs deux pays, le Royaume-Uni figurant parmi les marchés les plus importants pour l’Islande. Les deux ministres ont aussi évoqué le renforcement de la coopération dans les principaux domaines d’expertise de l’Islande : politique de pêche durable et soutenable, EnR, questions arctiques ainsi que sécurité
et défense, aussi bien de manière bilatérale qu’à travers l’OTAN. A la suite de cette rencontre Gudlaugur Thor Thordarson s’est montré très confiant sur l’évolution du commerce bilatéral de l’Islande avec le Royaume-Uni hors-UE. Considéré comme eurosceptique, il avait déclaré dans un récent entretien sur la chaîne de télévision publique islandaise, RUV, qu’il était convaincu que la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE permettrait à l’Islande de négocier un accord de libre-échange plus avantageux que dans le cadre de l’EEE et d’améliorer l’accès au marché britannique.

Immobilier. Selon l’Institut statistique national Hagstofa Íslands, les prix immobiliers ont augmenté de 2,7% au mois de mars, de 7,1% durant les trois derniers mois et de 21% au cours des 12 derniers mois, ce qui représente la hausse la plus importante des prix de l’immobilier sur une période de 12 mois depuis 2006 en Islande. D’après le dernier rapport publié le 12 Avril par Íbúðalánasjóður, un organisme gouvernemental indépendant responsable de la politique de logement, 4 600 appartements doivent être construits en Islande dans les prochains mois afin de répondre à la demande, et environ 9 000 nouveaux appartements dans les trois prochaines années.

Trafic aérien. La compagnie aérienne finlandaise Finnair a opéré son premier vol depuis l’aéroport de Keflavik à destination d’Helsinki le mardi 18 avril. L’ouverture de cette nouvelle ligne vers Helsinki est stratégique pour le trafic aérien islandais car elle renforce les liaisons entre l’Islande et l’Asie, la compagnie Finnair desservant 18 destinations sur le continent asiatique. Cette nouvelle connexion via Helsinki permettra de réduire les temps de vol entre l’Islande et l’Asie, les voyageurs au départ de Pékin pourront désormais relier Keflavik en 13 heures.

Norvège


Fonds souverain.
Le fonds pétrolier a fait parler de lui à deux reprises en avril, d’abord pour sa performance trimestrielle historique : (I) il a annoncé des profits de 298 MdsNOK (soit environ 32 Mds€) au premier trimestre 2017, soit l’une de ses trois meilleures performances depuis sa création ; (II) les gains réalisés en deux décennies (3 421 MdsNOK, plus de 370 Mds€) dépassent désormais la somme totale placée par l’État norvégien (3 375 MdsNOK, soit 366 Mds€). Le fonds est aujourd’hui valorisé à hauteur de 7 867 MdsNOK (plus de 850 Mds€). La performance du premier trimestre de l’année s’explique par le rendement exceptionnel de son portefeuille d’actions (64,6% de ses actifs) qui a atteint 5,5%. En outre, alors que le fonds est déjà attaché à l’éthique de ses investissements (corruption, environnement, droits de l’homme), la banque centrale (qui administre le fonds) a également publié un « document de position » sur la rémunération des patrons des grands groupes, réclamant plus de transparence fiscale et un plafonnement des salaires. Selon le Financial Times, le groupe avait voté contre la politique de rémunération des dirigeants d’Alphabet, Goldman Sachs ou encore Sanofi. Son directeur, Yngve Slyngstad, a commenté cette prise de position en indiquant qu’ « en tant qu’investisseur, nous ne sommes plus en position de dire que c’est une question sur laquelle [le fonds] n’a pas d’avis ».

Inflation. La Norvège a connu en mars son troisième mois consécutif de ralentissement de l’inflation selon les chiffres publiés par l’institut statistique national (Statistisk Sentralbyrå, SSB). Celle-ci est passée de 2,5% en g.a. en février à 2,4% en mars. Cette baisse est due à une réduction importante des prix de l’électricité, qui fluctuent énormément selon le niveau de précipitations dans un pays où le mix énergétique est largement dominé par l’hydroélectricité. Le taux retenu par la banque centrale, celui de l’inflation sous-jacente (qui exclut les variations des taux d’intérêt et des prix de l’énergie), a lui légèrement augmenté, passant de 1,6% à 1,7%. Ces chiffres sont conformes aux objectifs de la banque centrale qui souhaite maintenir l’inflation sous-jacente sous la barre des 2,5%. Les taux directeurs restent inchangés
d’ici la prochaine annonce qui devrait intervenir le 10 mai.

Séquestration de CO2. La Norvège est l’un des pays pionniers en matière de captage et de stockage du CO2. Différents projets y ont vu le jour, et particulièrement la centrale de captage de Mongstad inaugurée en 2012. Le groupe Total a annoncé avoir signé un protocole d’accord devant lui permettre de rejoindre le consortium opérant la centrale (Gassnova, entreprise d’État norvégienne, Statoil et Shell). Selon Philippe Baptiste, directeur R&D du groupe cité dans le communiqué, c’est « un investissement stratégique […] car il répond à l’engagement pris de lutter contre le
réchauffement climatique ». L’accord prévoit que les opérations de test, qui devaient s’achever en août 2017, se poursuivront avec Total jusqu’en 2020, après avis favorable du parlement norvégien. Mongstad dispose actuellement d’une capacité de captage de 100 000 tonnes de CO2 par an.

Chine. La ministre du commerce et de l’industrie norvégienne a annoncé, à l’issue de sa rencontre avec ses homologues chinois, l’ouverture dans les prochains mois de négociations visant à l’établissement d’un accord de libre-échange entre les deux pays. Des représentants d’entreprises norvégiens (dont Telenor et Statoil) se sont également rendus à Shanghai le 7 avril afin de rencontrer des chefs d’entreprises chinois.

Agriculture.
Le livre blanc sur l’agriculture, présenté en décembre 2016 par le gouvernement, a été discuté par la commission des affaires économiques du Parlement norvégien (Stortinget). La formule suivante a été rejetée à l’unanimité par la commission : « l’objectif principal de la politique agricole est d’avoir une production de produits alimentaires efficaces en termes de prix ». L’association des agriculteurs Norges Bondelag et le député socialiste de gauche Torgeir Knag Fylkesnes ont salué cette décision tandis que son confrère travailliste estime que ce livre blanc est un échec, perçu par une partie de la classe politique comme un projet de libéralisation d’un modèle agricole norvégien qui reste largement dépendant des subventions publiques.

Transport. Fruit d’un compromis entre les partis de gouvernement et de coopération, le plan national des transports 2018-2029 a été publié par le ministre des Transports (budget de 1 064 MdsNOK, 115 Mds€, et échéance sur 12 ans). Si ce plan prévoit d’allouer 45% du budget à des projets ferroviaires, il entérine également le projet d’un nouvel aéroport à Mo i Rana, l’agrandissement de celui de Kirkenes et la construction du premier tunnel maritime au monde à Stad.

Suède

Budget de printemps. La ministre des Finances suédoise a présenté cette semaine les priorités du budget de printemps de son gouvernement. Celui-ci met l’accent sur des dépenses complémentaires pour la police (700 MSEK, soit 73 M€), la défense, les soins de maternité, le climat, l’enseignement primaire et l’enseignement secondaire (chacun 500MSEK, soit 52 M€) et de 100 MSEK (10 M€) pour les services de santé mentale. Elle a également souligné à cette occasion les bons résultats de la Suède en matière de finances publiques avec un excédent de 0,9% de PIB en 2016 (nettement révisé à la hausse) qui devrait être ramené à 0,3% en 2017. Le gouvernement publie également à cette occasion une mise à jour de ses prévisions de croissance, revues légèrement à la hausse pour 2017 (2,6% contre 2,4% précédemment) et 2018 (2,1% contre 1,8% auparavant), marquant pour l’année en cours la confirmation d’un
ralentissement de la demande interne par rapport aux années précédentes mais une contribution à nouveau positive du commerce extérieur à la croissance (+0,5 point de croissance).

Croissance. La banque suédoise Swedbank revoit à la hausse ses prévisions de croissance pour l’économie suédoise et anticipe désormais une hausse du PIB de +3,1% pour 2017 (+2,6% selon les prévisions antérieures de janvier). Les
prévisions pour 2018 restent, en revanche, inchangées à +2,5%.

Inflation. L’inflation a atteint 1,3% en glissement annuel en mars 2017 et l’inflation sous-jacente s’est élevée à 1,5%. Toutefois, si l’on exclut la hausse des prix énergétiques, la progression sous-jacente se limite à 1,0%. Ces chiffres sont
inférieurs aux prévisions de la Banque de Suède (Riksbank) qui tablait sur une inflation de 1,7% en glissement annuel et sur une inflation sous-jacente (hors énergie) de 1,2%.

Patrimoine des ménages. Le 31 décembre 2016, le patrimoine brut des ménages suédois a atteint un niveau record d’environ 18 000 MdsSEK (1 900 Mds€), composé à 49% d’actifs immobiliers et à 51% d’actifs financiers. La dette des ménages représentait, quant à elle, 3 745 MdsSEK (390 Mds€), dont 78% de crédits immobiliers (304 Mds€). Le patrimoine net des ménages représente ainsi 1 510 Mds€, soit plus de 325% du PIB de 2016, avec 20,7% de ratio endettement sur actifs. En revanche, la dette des ménages rapportée à leur revenu disponible brut continue de progresser et atteint environ 180%.

Parité. Si les femmes occupent 62% des postes de direction dans le secteur public (43,5% des sièges de députés du Riksdag), la part des femmes occupant des postes à responsabilité dans le secteur privé se limite à 30%. La situation est encore plus contrastée pour les postes de dirigeants des entreprises cotées à la Bourse de Stockholm puisque seulement 5% des présidents des conseils d’administration et 6% des directeurs généraux sont des femmes. Par ailleurs, seulement 29% des membres des conseils d’administration sont des femmes.

Implantations suédoises. Volvo est l’entreprise suédoise qui a enregistré le chiffre d’affaires le plus élevé en France en 2016, atteignant 24,9 MdsSEK (soit 2,6 Mds€), devant H&M (11,3 MdsSEK, soit 1,2 Md€) et SCA (10,1 MdsSEK, 1 Md€). En revanche, SCA est l’entreprise suédoise qui a réalisé la plus grande part de son chiffre d’affaires global en France en 2016 (9%), devant Volvo (8%), H&M, Trelleborg et Getinge (ex-aequo à 6%).

Postnord. La holding Postnord regroupant les postes suédoise et danoise depuis 2009 et détenue à 60% par l’État suédois et à 40% par l’État danois, pourrait ouvrir son capital à des intérêts privés. Dans un contexte de recapitalisation, l’État danois envisagerait une possible entrée d’actionnaires privés au capital pour accélérer le mouvement de restructuration du groupe, ce qui était le cas de la poste danoise avant la fusion avec son homologue suédoise. La presse n’exclut pas que le premier plan de redressement de Postnord se traduise par le départ de 4 000 salariés de la branche danoise.

SAS.
En octobre 2016, les États suédois et norvégien ont opéré une nouvelle étape dans leur sortie progressive du capital de la compagnie aérienne SAS avec la vente de 23 millions de titres, soit l’équivalent de 7% du capital (QN n°122). La période de verrouillage qui a suivi cette opération et qui empêchait les États suédois et norvégien de vendre de nouvelles actions a pris fin la semaine dernière. Dans ce contexte, le ministre suédois des Entreprises et de l’Innovation, Mikael Damberg, a rappelé que l’État suédois, qui dispose aujourd’hui de 17,1% des droits de vote de la compagnie SAS, n’a pas vocation à rester actionnaire de la compagnie à terme. La presse rapporte que, si le gouvernement décidait de vendre de nouvelles actions dans les mêmes proportions qu’en octobre 2016, la Suède ne disposerait plus que de 12,9% des droits de vote, laissant le Danemark devenir le premier actionnaire du groupe
(14,2%), ce qui pourrait bénéficier à l’aéroport de Copenhague Kastrup, premier aéroport de Scandinavie en termes de nombre de voyageurs et hub de la compagnie SAS.

ABB. Le groupe helvético-suédois a remporté un contrat d’environ 270 M€ conclu avec National Grid, fournisseur d’énergie britannique, et le français Réseau de Transport d’Électricité (RTE) afin de fournir une technologie permettant l’interconnexion des réseaux électriques français et britannique. Cette liaison de 1 000 MW sera d’une longueur de 240km et reliera le sud de l’Angleterre et le nord-ouest de la France. ABB fournira deux stations de conversion haute tension à courant continue.

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Dernière modification : 19/05/2017

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