La Quinzaine nordique n°132

La Quinzaine nordique est réalisée par le Service économique régional deux fois par mois. Elle rassemble des brèves économiques et financières sur les cinq pays nordiques.

Pays Nordiques

PNG
Financières. Selon l’indice « Global Financial Centres Index 2017 » classant les 88 premières places financières à l’échelle mondiale, Oslo arrive en tête des capitales de la zone nordique à la 44ème place (49ème dans l’édition 2016). Stockholm, qui rétrograde de la 44ème à la 46ème place, arrive deuxième devant Copenhague (52ème) et Helsinki (82ème). Paris occupe la 29ème position.

Danemark

Mer du Nord. Après des mois de négociations, une large majorité politique a conclu un nouvel accord sur les conditions cadres d’exploitation des hydrocarbures de la mer du Nord avec A.P. Møller-Mærsk et ses partenaires dans le Dansk Undergrunds Consortium (DUC). L’accord comporte notamment la mise en place d’allègements fiscaux applicables aux entreprises présentes en mer du Nord pour un total de 3,5 MdsDKK (469 M€) sur la période 2017-2025, en contrepartie d’une reconstruction complète du champ offshore Tyra (investissement estimé à près de 4 Mds€). Cet accord assure le maintien de nombreux emplois et la poursuite de l’extraction des ressources dans la zone. À long terme, le gouvernement prévoit des recettes pour l’État d’un montant de 26 MdsDKK (3,5 Mds€).

Eolien. La Commission européenne a donné son feu vert au plan de subventions publiques du Danemark qui sera consacré à la construction du parc éolien offshore de Kriegers Flak. Le plan répond aux critères de la Commission et ne devrait pas créer de distorsions de la concurrence sur les marchés de l’électricité, selon Margrethe Vestager, Commissaire européenne à la concurrence. Ce parc, situé dans la Mer Baltique, représentera une capacité de 600MW et deviendra le plus grand parc éolien offshore du pays. Sa construction devrait s’achever en 2021.

Grundfos. Le plan stratégique 2020, récemment adopté par le groupe Grundfos, prévoit le licenciement de 390 employés. La nouvelle stratégie vise à simplifier, optimiser et consolider le réseau de production et de distribution en Europe et concerne également les installations de Grundfos en France. 170 des 390 emplois menacés se trouvent à Bjerringbro au Danemark. Le groupe a vu son bénéfice d’exploitation augmenter pour atteindre 2,3 MdsDKK (304 M€) en 2016, mais la croissance de ses ventes stagne.

ISS.
Le géant du service aux entreprises ISS souhaite acquérir Guckenheimer, l’entreprise américaine spécialisée dans les services de traiteur, pour 1,5 MdsDKK (201 M€). Guckenheimer génère un chiffre d’affaires de 337 MUSD (316 M€) et emploie 3 200 personnes dans le monde. Le projet d’acquisition reste encore soumis à l’approbation des autorités de la concurrence en Europe.

Uber. Uber a annoncé l’arrêt de ses activités de VTC au Danemark, après qu’une loi contraignant ses véhicules à être dotés de capteurs sur les sièges et de compteurs a été votée par le Parlement danois en février. Dans son communiqué, l’entreprise recense près de 2 000 chauffeurs et 300 000 utilisateurs. Toutefois, le site de R&D de Uber à Aarhus, consacré à l’amélioration de ses infrastructures numériques mondiales, sera maintenu.

Danfoss. Niels B. Christiansen, actuel PDG de l’entreprise Danfoss, quittera ses fonctions à l’été 2017, après 9 années à sa tête. Il sera remplacé par Kim Fausting, actuel directeur des opérations.

Ecco.
Steen Borgolm, actuel directeur financier du groupe Ecco, a été nommé nouveau PDG. Il remplacera Dieter Kasprzak, qui était à la tête de l’entreprise depuis 2004, à partir du 1er mai prochain.

Finlande

Secteur bancaire. L’autorité finlandaise de supervision financière FIN-FSA s’est publiquement inquiétée de la transformation par les grandes banques nordiques de leurs filiales à l’étranger en succursales juridiquement rattachées à la maison-mère. Nordea a ainsi récemment transformé ses filiales finlandaises en succursales, et Danske Bank étudierait le même type de restructuration. La FIN-FSA constate que les succursales sont essentiellement soumises à la supervision des autorités bancaires du pays où les banques ont leur siège et que de ce fait, son droit de regard sur deux des trois principales banques opérant en Finlande sera nécessairement limité. Elle a proposé dans une lettre adressée à la Commission européenne de renforcer la coopération entre les autorités de supervision s’agissant des banques transfrontalières. Par ailleurs, la FIN-FSA a annoncé qu’elle fixera dès l’année prochaine des pondérations majorées pour l’exposition aux prêts immobiliers dans le calcul de l’adéquation des fonds propres des banques, compte tenu du poids croissant de l’endettement des ménages. En 2016, celui-ci représentait en moyenne 125% du revenu disponible.

Fusion Tekes/Finpro. Le ministère de l’Économie finlandais a récemment annoncé la fusion de Tekes, l’agence de soutien à l’innovation, avec Finpro, entreprise publique de conseil à l’export et de promotion des investissements et du tourisme. Cette fusion entraînera dès 2018 la création d’une nouvelle entité dénommée « Business Finland » qui exercera les compétences de ces deux agences. Selon le ministère de l’Économie, le but de cette fusion est d’améliorer l’efficacité et la lisibilité du système de soutien à l’internationalisation des entreprises finlandaises. De plus, le chantier administratif nécessaire à la fusion de Tekes et Finpro devrait également permettre de rationaliser le système de soutien à l’export en identifiant les économies d’échelle possibles, notamment en termes d’emplois. Les deux entités appartiennent déjà au réseau « Team Finland », qui depuis 2012 rassemble les acteurs chargés de la diplomatie économique finlandaise.

Subventions pour l’agriculture. L’Agence rurale finlandaise chargée du paiement des aides européennes et nationales pour l’agriculture a annoncé avoir distribué 2 Mds€ de subventions aux agriculteurs finlandais en 2016, contre 1,8 Md€ en 2015. 45% de ce montant provient d’aides octroyées par l’Union européenne dans le cadre de la Politique agricole commune (900 M€), tandis que le reste (1,1 Md€) a été accordé au titre d’aides nationales. Parmi les 66 000 récipiendaires de ces subventions, l’entreprise finlandaise de produits laitiers Valio est la première bénéficiaire, pour un montant de 2,3 M€.

Islande

Politique budgétaire. Le gouvernement islandais a présenté vendredi 31 mars devant l’Althingi, le parlement islandais, le plan stratégique financier à 5 ans, pour la période 2018-2022. Ce plan met l’accent sur le développement des infrastructures et l’amélioration du système social avec une augmentation des dépenses estimée à 13% pour les aides sociales et 22% pour les dépenses de santé publique sur la période. Le plan a aussi pour objectif de simplifier et rendre plus efficace le système de taxation islandais. Le gouvernement prévoit de baisser le taux de TVA général à 22,5% au 1er janvier 2019, contre 24% actuellement et de relever la TVA sur le secteur du tourisme, qui bénéficiait jusqu’alors d’un taux réduit de 11%, pour le porter à 24% à partir du 1er juillet 2018. Cette mesure a déclenché une vague de protestation chez les professionnels du secteur ; le gouvernement estime que cette mesure ne devrait augmenter que de 4 à 5% les dépenses globales des touristes en Islande et aura donc un faible impact sur le développement de l’activité touristique.

Mission du FMI. Dans le cadre des consultations Article IV et dans la foulée de l’annonce de l’achèvement de la levée du contrôle des changes, une mission du FMI s’est rendue en Islande à la fin du mois de mars. Le communiqué de presse publié à l’issue de cette visite souligne les points suivants :

  1. la levée du contrôle des changes intervient dans une période favorable de forte croissance et d’inflation faible alors que l’accumulation d’excédents courants a permis de dégager un niveau jugé confortable de réserves de change face au risque de volatilité accrue induit par la levée du contrôle des changes ;
  2. la priorité en termes de politique économique est aujourd’hui de renforcer la supervision du secteur financier notamment à travers (I) une clarification des rôles dévolus à la banque centrale et au superviseur, (II) la vigilance nécessaire quant à la qualité de la signature des investisseurs qui seront sélectionnés dans le cadre des opérations de privatisation à venir dans le secteur bancaire et (III) la limitation des prêts en devises ;
  3. compte-tenu des risques actuels de surchauffe, la politique budgétaire doit rester relativement restrictive bien que le faible niveau d’endettement soit compatible avec une hausse ultérieure des dépenses dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des infrastructures.


Marché de l’immobilier.
Le Maire de la ville de Reykjavik, Dagur B. Eggertsson, a présenté un plan de logement pour Reykjavik lors du conseil municipal du 4 avril, prévoyant la construction d’environ 7 600 appartements d’ici la fin 2020, soit 1 250 nouveaux appartements par an. L’offre en matière de logement a beaucoup diminué dans la région de la capitale compte tenu de la faiblesse de la construction pendant les années de crise et surtout de l’afflux de touristes, qui incite les propriétaires à privilégier la location de courte durée. Dans le dernier rapport de l’indice mondial « Knight Franck » sur le prix de l’immobilier en 2016, les prix du logement en Islande ont augmenté de 14,7% en glissement annuel en 2016 (+9% en 2015). L’Islande est largement en tête des pays nordiques dans ce domaine : la Norvège occupe la 10ème place avec une augmentation de 10,1%, suivie par la Suède à la 22ème place, puis le Danemark (33ème place) et la Finlande (38ème place). Lors de la réunion annuelle de la banque centrale le 30 mars, le gouverneur, Mar Gudmundsson, a déclaré que la situation de l’immobilier en Islande devenait de plus en plus préoccupante.

Transport maritime. L’autorité de la concurrence norvégienne a bloqué le projet d’acquisition de Nor Line AS par la société islandaise Eimskip, au motif que cette opération aurait conduit à conférer à Eimskip une position dominante en Europe du Nord dans le domaine du transport de produits de la mer congelés. Les deux entreprises constituent les deux premiers opérateurs de la zone sur ce segment de marché.

Norvège

Chômage. L’institut statistique national SSB a publié le 29 mars ses derniers chiffres concernant l’emploi en Norvège. Le taux de chômage a reculé pour le troisième mois consécutif en janvier, à 4,2%. Ce chiffre est inférieur aux 4,5% sur lesquels avaient tablé les analystes, qui annonçaient une légère hausse après les 4,4% enregistrés en décembre 2016. Selon SSB, il y a 115 000 personnes au chômage en janvier, soit 17 000 de moins que les chiffres enregistrés en août. Ces résultats ont fait réagir les analystes financiers, qui rappellent notamment la « faiblesse persistante » de l’emploi en Norvège, 11 000 emplois ayant été perdus en trois mois. Une économiste de la banque SEB, Erica Blomgren, a estimé que « la baisse du chômage est due à une contraction de la population active », et qu’on ne pouvait pleinement se réjouir de cette baisse.

Interconnexions électriques. La Norvège, dont le mix énergétique repose à 97% sur l’hydroélectricité, exporte déjà une partie de sa production vers plusieurs pays et notamment ses voisins danois et suédois. Le pays souhaite continuer à créer des interconnexions et se prépare à être relié à l’Allemagne et à la Grande-Bretagne par le biais de câbles électriques sous-marins. Le parti travailliste mentionne dans son programme l’ambition d’exporter le surplus de la production d’énergie vers ses voisins et a provoqué une réponse du syndicat Energi Industri, dont les membres travaillent dans plusieurs usines fortement consommatrices. Deux craintes sont invoquées dans cette lettre, en premier lieu que ces exportations et l’émergence de ce nouveau marché se fassent au détriment de la production de gaz, deuxièmement le risque que ferait courir aux industries norvégiennes de transformation une hausse des prix de l’électricité. Cet avis reste cependant minoritaire dans le paysage industriel norvégien, le syndicat LO soutenant les projets de câble pour favoriser le développement des énergies renouvelables.

Hydrocarbures.
Le gisement Johan Sverdrup, l’un des plus grands jamais découvert en Norvège, devrait produire lors de son lancement environ 660 000 barils par jour, soit 40% de la production norvégienne actuelle. Le gisement, qui selon les dernières estimations représente de 2 à 3 milliards de barils, est la propriété d’un consortium scandinave mené par le norvégien Statoil (40%), secondé par le suédois Lundin, la compagnie publique norvégienne Petoro, le groupe Aker BP et l’entreprise danoise Maersk. L’ensemble de ces partenaires a annoncé avoir trouvé un accord pour le lancement de la 2ème phase de développement, qui devrait coûter entre 40 et 55 MdsNOK (entre 4,4 et 6 Mds€), soit près de la moitié des 80 Mds (8,7 Mds€) prévus dans les estimations datant de 2015, sur un total de 137 à 152 MdsNOK (entre 15 et 16,6 Mds€). La deuxième phase couvrira la mise en place d’une plateforme de traitement supplémentaire et l’exploitation de gisements satellites.

Transport aérien.
Après la compagnie historique SAS, la compagnie à bas-coûts Norwegian et la compagnie locale Widerøe (propriété de SAS), le ciel norvégien a vu la naissance d’une nouvelle compagnie aérienne, qui assurera dans un premier temps les connexions entre plusieurs villes du nord de la Norvège : Fly Viking. Ses vols relieront l’aéroport de Tromsø à ceux d’Hammerfest et de Bodø. Son fondateur Ola Giæver, a indiqué qu’il ambitionnait d’élargir ces liaisons au sud et à l’ouest de la Norvège, et a appelé de ses vœux une coopération avec Norwegian. Ambition qui a été reçue avec mesure par cette dernière, qui a indiqué par le biais de son directeur de la communication qu’elle ne serait pas opposée à l’idée mais qu’elle attendait encore de voir comment l’activité de Fly Viking allait se développer.

Suède

Conjoncture. L’institut statistique national en charge des prévisions, Konjunkturinstitutet, a publié la semaine dernière des prévisions de croissance revues à la hausse pour la Suède de 0,3 point en 2017 (2,5%) et de 0,1 point en 2018 (2,1%). En 2017, l’économie suédoise devrait renouer avec une contribution positive du commerce extérieur (+0,5 point de croissance après une contribution nulle en 2016) à la croissance avec des exportations qui bénéficieraient de la reprise tirée par l’investissement dans les pays de l’OCDE. À l’inverse, la progression de la consommation publique et de l’investissement dans la construction devraient ralentir alors qu’ils ont constitué des moteurs de croissance importants au cours des dernières années. Ces deux domaines devraient peser sur l’évolution de la demande interne qui n’augmenterait que de 2,4% en 2017 (après 3,4% en 2016 et 3,7% en 2015), ce qui explique en grande partie le ralentissement attendu de la croissance cette année, après 3,3% en 2016 et 4,1% en 2015. Le taux de chômage devrait également continuer de baisser, mais à un rythme moins rapide que ces dernières années (recul de 0,5 point en 2015 et en 2016) : il passerait de 6,9% en 2016 à 6,7% en 2017 puis 6,5% en 2018.

Accords salariaux. En dépit des difficultés rencontrées par les négociations salariales depuis la crise financière de 2009, donnant le plus souvent lieu à des accords d’un an et non plus trisannuels comme le voulait la tradition, les partenaires sociaux ont renoué avec ce modèle en mars 2017. L’accord industriel (industriavtalet) conclu fin mars porte cette fois sur 36 mois et implique une hausse des salaires de 6,5% au total sur la période (6% pour les salaires et 0,5% pour le régime de retraite partielle). Depuis 1997, la Suède applique la règle interprofessionnelle selon laquelle les négociations salariales (organisées par branche en Suède) commencent par les secteurs exposés à la concurrence internationale, c’est-à-dire l’industrie de base, dont l’issue des négociations constitue une référence (« märket ») pour la hausse des salaires applicable aux secteurs non exposées. La grande distribution a déjà annoncé qu’elle appliquerait l’accord et s’alignerait sur les niveaux fixés par ce dernier.

Inégalités salariales.
Les écarts entre les salaires les PDG des 50 premiers groupes suédois et les ouvriers ne cessent de s’accélérer depuis quelques années. Selon la confédération syndicale LO, les principaux dirigeants des multinationales suédoises ont perçu des salaires en moyenne 54 fois plus élevés que les ouvriers en 2016 (contre 19 fois en 1980 et 31 fois en 2002). Bien que les écarts se creusent rapidement, ils restent beaucoup moins importants que dans beaucoup d’autres pays, tels que les États-Unis ou le Royaume-Uni par exemple. Le salaire moyen annuel des 50 dirigeants ciblés dans l’étude était de l’ordre de 19 MSEK, soit 2 M€.

Brexit. Le premier ministre Stefan Löfven et la ministre des finances Magdalena Andersson ont, dans une conférence de presse conjointe le 27 mars, appelé à prendre en compte les conséquences du Brexit dans le futur cadre financier pluriannuel de l’Union, ce qui devrait, selon eux, se traduire par la diminution du budget et la redéfinition des priorités budgétaires de l’Union. Deux rapports rédigés par les agences gouvernementales SIEPS (impact politique du Brexit) et Kommerskollegium (commerce des biens et des services post Brexit) à la demande du Gouvernement viennent d’être rendus publics, apportant des analyses complémentaires et des recommandations sur le positionnement et les intérêts de la Suède dans le contexte des négociations à venir.

Fonds de résolution des banques. La polémique entre l’État et les établissements bancaires locaux continue après que la ministre des Finances Magdalena Andersson a annoncé en mars une hausse de la contribution des banques au fonds de résolution suédois pour 2018. Nordea menace toujours de délocaliser son siège, aujourd’hui implanté à Stockholm, à l’étranger et la Fédération suédoise des banques (Svenska Bankföreningen) estime qu’à ce rythme, le fonds de résolution atteindrait 200 MdsSEK en 2030 (21 Mds€), soit un montant 10 fois supérieur au niveau prévu par la directive européenne à l’origine de ce type de mécanisme. Per Bolund (parti vert), ministre des Marchés financiers, souligne pour sa part les risques liés au poids important du secteur financier dans l’économie suédoise et rappelle que lors de la crise financière au début des années 1990, l’Etat avait mis en place un plan de sauvetage de la part suédoise de Nordea (Nordbanken) consistant en une injection de capital équivalente à l’époque à 4% du PIB.

Infrastructures. L’État, la région de Stockholm et les municipalités de Stockholm, Solna, Huddinge, Täby, Österåker et Vallentuna sont parvenus à un accord dans le cadre des négociations menées par la Commission Wessberg (Sverigeförhandlingen) en vue de la construction de deux lignes à grande vitesse entre Stockholm, Göteborg et Malmö. La région de Stockholm s’engage à construire une nouvelle ligne de métro reliant Fridhemsplan à Älvsjö, une nouvelle ligne de tramway au sud de la capitale (Spårväg Syd) et une nouvelle station de métro (Hagalund) sur la future ligne jaune reliant Odenplan à Arenastaden (nouveau quartier du stade Friends Arena et du centre commercial Mall of Scandinavia), ainsi qu’à prolonger le train de banlieue Roslagsbanan de Universitet à T-Centralen en passant par Odenplan via un tunnel sous le centre-ville. Le coût total de ces projets est estimé à 30,2 MdsSEK (soit 3,1 Mds€) et les travaux devront être lancés avant 2026. La moitié du financement sera assurée par l’Etat, grâce notamment à une augmentation du péage urbain de Stockholm (Trängselskatt), et le reste par la région et les municipalités concernées. En échange de ces nouvelles infrastructures de transport, les municipalités desservies s’engagent à construire 100 370 nouveaux logements d’ici 2035 (dont 48 000 seront construits par la ville de Stockholm). Ce plan d’investissement s’ajoute à l’accord « métro contre logements » signé en 2013.

Datacenters. Amazon Web Services a annoncé vouloir construire trois nouveaux datacenters en Suède dans les villes de Västerås, Eskilstuna et Katrineholm d’ici 2018. La région de Stockholm est aujourd’hui une région stratégique et prioritaire pour la filiale du groupe américain et abrite un grand nombre de licornes comme iZettle, King, Mojang et Supercell. Amazon justifie également son choix par la part importante des énergies renouvelables dans le mix énergétique suédois (53%). Le groupe américain ne souhaite actuellement pas communiquer sur le montant de ce projet mais Andy Jassy, DG d’Amazon Web Services, déclare cependant que plusieurs milliards de dollars pourraient être investis dans la région de Stockholm dans les années à venir si les premiers résultats obtenus par le groupe américain étaient satisfaisants. Le ministre suédois des Entreprises et de l’Innovation, Mikael Damberg, se félicite de cette annonce et rappelle que l’ouverture du datacenter de Facebook à Luleå en 2013 avait permis la création de 200 emplois. La construction de ces trois nouveaux datacenters permettra aux entreprises implantées dans la ville de Stockholm de bénéficier du plus puissant cloud qui existe actuellement sur le marché.

Telia.
L’opérateur de téléphonie suédo-finlandais Telia Company (ancien TeliaSonera) serait sur le point de lever près de 2 Mds€ sur les marchés pour financer une acquisition importante et pour verser jusqu’à 1,2 Md€ à l’administration américaine pour des faits de corruption liés à son implantation en Ouzbékistan et son obtention d’une licence 3G.

ABB. Le groupe helvético-suédois ABB, acteur majeur des technologies de l’énergie et de l’automation, a annoncé le rachat de l’autrichien Bernecker + Rainer Industrie Elektronik (B&R), spécialisé dans les logiciels et systèmes d’automatisation d’usine et de process pour une large gamme d’applications industrielles. ABB et B&R deviennent ainsi le deuxième plus grand groupe international dans le domaine de l’automation industrielle après Siemens et devant Emerson et General Electric. ABB n’a pas souhaité communiquer le montant de ce rachat mais la Barclays estime qu’ABB a dû débourser environ 17 MdsSEK (soit 1,8 Mds€) pour finaliser cette opération.

Copyright
Tous droits de reproduction réservés, sauf autorisation expresse du Service Économique (adresser les demandes à
pierre-alexandre.miquel@dgtresor.gouv.fr).

Clause de non-responsabilité
Le Service Économique s’efforce de diffuser des informations exactes et à jour, et corrigera, dans la mesure du possible, les erreurs qui lui seront signalées. Toutefois, il ne peut en aucun cas être tenu responsable de l’utilisation et de l’interprétation de l’information contenue dans cette publication. Directeur de la publication : Pierre-Alexandre Miquel (Chef du SER)
Revu par : Romain Saudrais (Conseiller financier)
Service Economique Régional (SER) de Stockholm
Ambassade de France en Suède
Adresse : Storgatan 11 // 114 44 Stockholm

Avec les contributions des Services Economiques de Copenhague (C. Bauduin, M. Valeur, M. Lallemand, V. Satgé), Helsinki (N. Mouy, T. Cardiel), Oslo (E. Gabla, A. Labaune), de l’ambassade de France en Islande (R. Girard) et du Service Economique Régional de Stockholm (F. Lemaitre, R. Saudrais, T. Charrier).

Dernière modification : 26/04/2017

Haut de page