La Quinzaine nordique n°128

La Quinzaine nordique est réalisée par le Service économique régional deux fois par mois. Elle rassemble des brèves économiques et financières sur les cinq pays nordiques.

Pays Nordiques

PNGCommerce extérieur. Les douanes françaises ont publié le 7 février les résultats du commerce extérieur de la France : s’agissant des échanges de biens, la zone nordique reste le 10ème client de la France au niveau consolidé avec 11,3 Mds€ d’exportations (+0,4 %). Les échanges avec le Danemark génèrent un excédent commercial (+157 M€) tandis que le déficit vis-à-vis de la zone dans son ensemble, qui s’est fortement résorbé depuis 2013 (-60%), se creuse légèrement (de 2,1 à 2,3 Mds€). La Suède reste de loin le premier partenaire commercial de la France dans les pays nordiques avec 42 % des échanges.

Travail. Selon l’OCDE, le nombre d’heures moyennes annuelles ouvrées par travailleur en 2015 serait de 1 646 en Finlande, 1 612 en Suède, 1 457 au Danemark et 1 424 en Norvège. À l’exception de l’Islande, dont les habitants ont en moyenne travaillé 1 880 heures, l’ensemble des pays nordiques se situent en dessous de la moyenne de l’OCDE, qui est de 1 766 heures pour l’année 2015. Le Mexique (2 246 heures) et l’Allemagne (1 371 heures) occupent respectivement la première et la dernière place de ce classement ; par comparaison, la France affiche 1 482 heures moyennes annuelles ouvrées.

Danemark

Banques. Selon la presse, les parlementaires danois auraient conclu un accord permettant aux clients d’établissements de crédit hypothécaire de changer de banque avant l’échéance de remboursement de leur emprunt si le ratio prêt-valeur (Loan-to-Value, LTV) dépassait les limites autorisées à la suite d’une perte de valeur du bien immobilier. Au Danemark, le plafond du ratio LTV pour un crédit hypothécaire atteint 80% pour un logement occupé par son propriétaire et 60% pour une propriété commerciale. Selon Handelsbanken, le montant agrégé des crédits correspondants à ces critères s’élèverait actuellement à 395 MdsDKK (50,2 Mds€).

Mobilité des travailleurs européens. En visite au Danemark, la commissaire européenne chargée de l’Emploi et des Affaires sociales, Marianne Thyssen, a indiqué que la Commission n’était pas favorable à la proposition du gouvernement danois en matière d’allocations familiales. Le Danemark souhaite en effet indexer le montant de cette aide sociale au niveau de vie du pays dans lequel les enfants du bénéficiaire vivent. Selon le groupe de réflexion Kraka, cette mesure permettrait aux autorités danoises d’économiser chaque année 22 MDKK (2,7 M€). Le ministre de l’Emploi, Troels Lund Poulsen, a confirmé que le Danemark chercherait à rallier d’autres Etats membres susceptibles de soutenir cette proposition dans les discussions à venir.

Patrimoine net des ménages. Selon l’Institut des statistiques danois (Danmarks Statistik), le patrimoine net des ménages aurait cru de 5,1 % de 2014 à 2015 et s’établirait à 1,8 MDKK par ménage (soit environ 229 000 €). Cette évolution résulte tant de la baisse du passif que d’une hausse de l’actif, en particulier les automobiles et les logements (+3,6%) ainsi que les portefeuilles d’actions (+24,9%). Malgré le cours décroissant des participations détenues par les ménages danois en 2016, la valeur de ces actions devrait toutefois rester supérieure à leur niveau de 2014.

Chômage. Selon le ministère des Affaires économiques et de l’Intérieur, le Danemark comptait 1 300 chômeurs de plus en décembre 2016. La hausse du chômage au cours du dernier trimestre serait consécutive à l’intégration sur le marché du travail de 50% des réfugiés. La croissance de la population active reste néanmoins trop faible pour éviter les pénuries de main d’œuvre qui affectent déjà certains secteurs. Estimé à 5,9% pour l’année en cours, le chômage pourrait atteindre son niveau structurel dès le premier trimestre de l’année 2018.

Numérique. Le ministre des Affaires étrangères danois, Anders Samuelsen, a annoncé fin janvier son intention de nommer un « ambassadeur numérique ». L’objectif d’une telle nomination est de renforcer les liens du Danemark avec les « nouvelles nations », que sont les géants du secteur (Apple, Facebook, Google, Amazon, etc.).

Climat. Copenhague va accueillir le nouveau siège du réseau international de villes engagées pour le climat, C40 Cities. Les activités du bureau danois se focaliseront sur le renforcement de la coopération mondiale entre villes, entreprises et établissements scientifiques.

Arla. Pour soutenir sa stratégie 2020 présentée fin 2015, Arla prévoit un investissement record de 335 M€ dans ses usines du monde entier en 2017 (après 227 M€ en 2016), dont la moitié sera destinée au Danemark. Le site de Videbæk en sera le premier bénéficiaire en 2017 (environ 30,6 M€). Il s’agit de l’un des plus rentables du groupe où sont produits entre autres de la protéine et du lactose à la base du lactosérum.

Énergie éolienne. Deux des principaux sous-traitants de l’industrie éolienne, les sociétés danoises Jupiter Group et Bach Composites, ont fusionné en une seule entité employant désormais 1 200 salariés au total, dont le siège se situera à Køge au Danemark.

Mer du Nord. Selon la presse, le groupe Royal Dutch Shell souhaiterait vendre les parts qu’il détient dans Dansk Undergrunds Consortium (DUC), le joint-venture des sociétés pétrolières et gazières se situant dans la partie danoise de la Mer du Nord. La participation qui correspond à 37% du capital de la JV pourrait valoir jusqu’à 6,9 MdsDKK (928 M€), selon Bloomberg News. Cette nouvelle intervient après plusieurs mois de négociations entre le gouvernement danois et A. P. Møller Mærsk sur les conditions cadres dans la Mer du Nord. La vétusté des équipements et des infrastructures serait la principale raison de la vente, d’autant que les coûts de nettoyage des sites constituent une source d’incertitude, estimés au total à 41 MdsDKK (5,5 Mds€) par la Direction générale de l’énergie (Energistyrelsen).

Danish Agro. Malgré des problèmes avec sa société Ceravis en Allemagne, Danish Agro a réalisé un résultat record en 2016, avec un chiffre d’affaires de 31,5 MdsDKK (4,2 Mds€) et un résultat net de 538 MDKK (72 M€). En dépit d’une baisse des récoltes et des prix en 2016, le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 11%, grâce à des acquisitions et à de nouvelles activités telles que la vente de machines agricoles. L’actuel directeur-général adjoint et directeur financier, Henning Haahr, prendra le poste de PDG à l’automne 2017.

DONG Energy. En 2016, Dong Energy a réalisé son premier exercice bénéficiaire depuis cinq ans. Le groupe est passé d’un déficit record en 2015 (-1,6 Mds€) à un bénéfice de 13,2 MdsDKK (1,8 Mds€) en 2016. Ces bons résultats s’expliquent en partie par la vente de 50% de deux parcs éoliens offshore et par le doublement des revenus de Wind Power, en dépit de la forte concurrence qui existe dans l’industrie éolienne. Dong a par ailleurs annoncé que le groupe éliminerait totalement le charbon de sa production d’ici à 2023.

Finlande

Wärstilä. L’entreprise finlandaise de moteurs a signé un contrat de 12 ans avec la société de croisières américaine Carnival Corporation pour l’entretien de 400 moteurs de ses 79 bateaux de croisière. Ce contrat, passé avec un des leaders mondiaux du marché des croisières qui transporte chaque année près de 11 millions de passagers, représente 900 M€. L’entretien de ces moteurs fabriqués par Wärtsilä doit également permettre d’assurer une meilleure efficacité énergétique et de réduire la consommation de carburant de près de 10 MUSD par an.

Solidium. La société de gestion d’une partie des actions détenues par l’État finlandais a enregistré au deuxième semestre 2016 un retour sur investissement de 22,4 % contre -2,5% sur la même période en 2015, notamment du fait de la bonne performance du marché des actions grâce aux résultats positifs des entreprises métallurgiques telles qu’Outukumpu et SSAB. Au total, la valeur du portefeuille d’actions géré par Solidium pour le compte de l’État représentait 8,5 Mds€ fin 2016. La société Solidium, détenue intégralement par l’État, est actionnaire minoritaire de 12 entreprises de secteurs-clé de l’économie finlandaise tels que la métallurgie, l’automobile ou le papier.

Valvet Automotive. Le fabricant chinois de batteries de voitures électriques CATL (Contemporary Amperex Technology Limited) est entré au capital de l’entreprise de montage de voitures finlandaise Valvet Automotive à hauteur de 22 %. Ce partenariat devrait permettre à Valvet d’étendre sa gamme de produits et de pénétrer le marché européen des voitures électriques. Actuellement, Valvet Automotive produit dans son usine finlandaise d’Uusikaupunki, au sud-ouest du pays, des Mercedes-Benz Class-A. Depuis 2017, elle produit également le modèle Class-GLC pour lequel une nouvelle ligne de production a été mise en place en 2016.

Redistribution des recettes des jeux d’argent. Le ministère finlandais des Affaires sociales et de la Santé a sélectionné plus de 850 organisations à but non-lucratif qui devraient recevoir, en 2017, des subventions d’un montant total de 317 M€, financées grâce aux recettes générées par les jeux d’argent. Estimées à un total de 1 Md€, ces recettes sont redistribuées à des organisations caritatives des secteurs de la culture, de la santé, du bien-être ou encore de la science. Les anciens combattants ainsi que les blessés de guerre devraient percevoir près de 40 % de cette somme. Au total, 1 208 projets avaient été présentés, soit un taux d’acceptation de 70 %.

Fonds européen d’ajustement à la mondialisation.
Selon une récente décision de la Commission européenne, les suppressions d’emplois dans le secteur public, notamment universitaire, ne sont pas éligibles au soutien du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEAM). La Commission estime en effet que le lien entre les licenciements dans le secteur public et la situation économique est généralement trop ténu pour justifier l’intervention du Fonds. La Finlande avait récemment sollicité ce fonds pour l’accompagnement des suppressions d’emplois dans les Universités d’Helsinki et d’Aalto. Le FEAM finance des actions de retour à l’emploi pour les personnes licenciées à la suite de changements structurels majeurs liés à la mondialisation. Ces actions prennent principalement la forme de programmes de formation et de reconversion, d’aide à la mobilité et à la création d’entreprises. En 2016, les actions financées en Finlande par ce fonds se sont élevées à 5,3 M€. En 2017, la Finlande a déposé une demande concernant 1 000 suppressions de postes annoncées par Microsoft et prévoit d’en effectuer deux autres à la suite du licenciement d’employés des chaînes de grands magasins Stockmann et Anttila.

Islande

Prévisions de croissance. La Banque d’Islande a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour 2017 et 2018, ramenées respectivement à 5,3 % et 3,1 %, contre 4,5 % et 2,9 % précédemment. Cette révision s’explique par des contributions à la croissance plus importantes que prévu en matière d’investissement des entreprises et d’exportations de services, en particulier dans le domaine touristique. La banque centrale a également confirmé le maintien de son principal taux directeur à un niveau inchangé (5%).

Immobilier. La banque islandaise Arion Banki prévoit que la croissance des prix immobiliers pourrait atteindre 30 % dans les trois prochaines années compte-tenu de l’excès la demande sur l’offre de logements et estime à 8 000 à 10 000 les besoins en nouveaux appartements. Dans la région de Reykjavik, les prix immobiliers se sont accrus de 15% sur la seule année 2016.

Géothermie. L’objectif du projet de forage en profondeur en Islande (Iceland Deep Drilling Project) consistant à creuser dans la péninsule de Reykjanes un puits de 5 km de profondeur dans un volcan éteint depuis 700 ans a été atteint en janvier, ce qui en fait le puits le plus profond jamais creusé dans une zone géothermique. Résultat de la collaboration entre des scientifiques, des industriels et l’Autorité Nationale de l’Énergie, ce projet bénéficie en partie de financements du programme européen Horizon 2020. Avec une température de 427 degrés et une pression de 340 bars, le puits pourrait produire entre 30 et 50 MW d’électricité selon le directeur du projet, Asgeir Margeirsson, soit près de dix fois plus que la production des puits géothermiques conventionnels. Trois à six puits de capacité similaire seraient suffisants pour alimenter l’ensemble de la région de Reykjavik en énergie.

Tourisme. La compagnie aérienne Icelandair, qui a joué un rôle clé dans l’explosion du tourisme en Islande, traverse une période de difficultés : depuis le mois d’avril 2016, sa valeur en bourse est passée de 195 à 84 MdsISK (630 M€). Son PDG, Björgólfur Jóhannesson, a déclaré que la baisse du nombre de réservations combinée à une diminution des prix des billets a mis à mal la croissance économique de la compagnie. La baisse du nombre de réservations est principalement liée à l’augmentation des prix du pétrole, à l’incertitude de la situation politique internationale et enfin à l’accroissement de la concurrence : 27 compagnies aériennes desservent aujourd’hui l’Islande, dont 11 toute l’année, ce qui engendre une baisse du prix moyen des billets de 25%.

Norvège

Sous-marins. Le gouvernement norvégien a annoncé avoir choisi l’Allemagne comme « partenaire privilégié » pour la livraison de nouveaux sous-marins. Cet accord passé entre Berlin et Oslo implique une coopération renforcée entre les armées et les industries des deux pays. La Norvège se porte acquéreur de 4 sous-marins à TKMS auquel l’Allemagne achètera deux sous-marins identiques, ce qui a permis à l’offre du groupe allemand de bénéficier d’économies d’échelle. La ministre de la Défense, Ine Eriksen Søreide, s’est félicitée de ce partenariat de long-terme. A l’issue des négociations exclusives qui vont débuter et après la signature du contrat, prévue pour 2019, Thyssenkrupp Marine Systems lancera la construction de sous-marins qui devraient être livrés à l’horizon 2025-2030.

Énergie. La direction de l’énergie (NVE) a fait part dans un rapport publié fin janvier de ses prévisions sur les prix de l’électricité dans le pays à l’horizon 2030. Il en ressort que la production d’électricité norvégienne, aujourd’hui largement dominée par l’hydroélectricité, devrait voir son surplus quintupler d’ici à 2030 et son prix augmenter à hauteur de 33%. Cette augmentation des prix s’explique par la multiplication des interconnexions entre la Norvège et ses voisins, notamment le Danemark, l’Allemagne et le Royaume-Uni, qui marquera la pleine intégration la Norvège sur le marché européen de l’électricité, avec comme conséquence un alignement des prix norvégiens (actuellement inférieurs à la moyenne européenne) sur ceux pratiqués dans les pays voisins.

DNB. Le bénéfice de la principale banque norvégienne DNB a chuté de 23,4% en 2016 et s’établit à 18,7 MdsNOK (environ 2,1 Mds€), mais cela ne l’a pas empêché d’améliorer son ratio sur fonds propres, porté à 16% fin 2016. La baisse des résultats vient de l’atonie des secteurs pétroliers et du transport maritime, qui expliquent l’essentiel des pertes sur créances atteignant 7,4 MdsNOK (830 M€) en 2016. Le directeur général, Rune Bjerke, a évoqué récemment de possibles réductions d’effectifs à moyen terme compte-tenu de l’impact de la numérisation de l’activité bancaire alors que l’établissement poursuit depuis plusieurs années une stratégie reposant sur l’utilisation de solutions numériques.

Telenor. L’année 2016 a été compliquée pour le géant norvégien des télécommunications, Telenor, impliqué dans une affaire de corruption avec la compagnie russe Vimpelcom, dont Telenor cherche actuellement à se désengager, parallèlement à la dépréciation de ses filiales indienne, Uninor, et américaine, Tapad, qu’elle avait acquise en février 2016 pour 2,7 MdsNOK, (évaluée aujourd’hui à 1 MdNOK, soit environ 110 M€). Malgré un bénéfice net ayant reculé de 17% en 2016, l’entreprise a déclaré s’attendre à une croissance hors acquisition de 1 à 2 % de son chiffre d’affaires.

Innovation. Les leaders des partis travailliste et conservateur, Jonas Gahr Støre et Erna Solberg, ont été invités par le PDG de Telenor à s’exprimer sur la politique norvégienne pour l’innovation. La Première Ministre a indiqué souhaiter dans le futur la mise en place de réformes fiscales incitatives, « par exemple sur la taxation du capital », et attendre les résultats de la société d’investissements dotée par l’État, Investinor. Gahr Støre a, quant à lui, reproché au gouvernement actuel de ne pas avoir suffisamment soutenu l’innovation par des baisses d’impôts ciblées. Le PDG de Telenor a de son côté plaidé pour un effort financier en soutien à l’innovation, prenant pour exemple la Suède où, contrairement à la Norvège, plusieurs startups ont dépassé le milliard de dollars en chiffre d’affaires.

Suède

Rapport pays de l’OCDE. Le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, s’est déplacé à Stockholm le 8 février à l’occasion de la publication du rapport de l’Organisation sur la situation économique de la Suède. A cette occasion, il a rappelé la solidité des performances économiques de la Suède, avec une croissance élevée qui contribue à la réduction du chômage et des finances publiques équilibrées. Le document publié insiste également sur la nécessité (I) d’améliorer les conditions d’accès au marché du travail pour les populations vulnérables, en particulier issues de l’immigration, (II) de lutter contre la croissance des inégalités, la Suède étant le pays membre de l’OCDE qui a connu le plus fort développement des inégalités depuis 1990 (mais en étant au départ l’un des pays les moins inégalitaires), (III) de réformer la politique du logement et (IV) de renforcer l’égalité homme-femme, notamment à travers un meilleur équilibre dans la mise en œuvre des congés parentaux, même si la Suède reste là aussi l’un des pays les plus égalitaires du monde en matière de genre.

Gazoduc Nord Stream II. Le gouvernement suédois fait machine arrière après avoir précédemment décidé d’interdire, sur la base de considérations de sécurité militaire, la location des services du port de Karlshamn pour faciliter la construction du projet de gazoduc Nord Stream II en mer Baltique. Le gouvernement et la commune de Karlshamn avaient annoncé, le 13 décembre dernier, que le port ne serait finalement pas loué, ce qui aurait entraîné une perte de l’ordre de 10M€ pour la commune et aurait augmenté les coûts du projet porté par le russe Gazprom en partenariat avec plusieurs énergéticiens européens, qui aurait dû s’appuyer à la place sur des dépôts en Finlande et en Allemagne. Finalement, le gouvernement a accepté le 31 janvier, quelques jours avant la visite à Stockholm de la Chancelière allemande, que le consortium NSII puisse recourir aux infrastructures portuaires de Karlshamn suite à l’opposition persistante de la commune et compte-tenu de son exposition, déjà importante aujourd’hui, aux activités de la flotte marchande russe.

Efficacité énergétique. La Commission nationale transpartisane sur l’énergie présidée par le ministre Ibrahim Baylan, à l’origine de l’Accord historique suédois sur l’énergie en juin, vient de fixer à la Suède un nouvel objectif en matière d’efficacité énergétique. L’intensité énergétique suédoise (i.e. la consommation énergétique finale par unité de PIB) devra diminuer de 50 % d’ici 2030 par rapport à 2005. Selon le ministre, cet objectif serait proche du nouvel objectif européen d’une réduction de la consommation énergétique européenne de 30 % d’ici 2030 par rapport à 1990. L’Agence suédoise de l’énergie (STEM) sera chargée de définir des politiques sectorielles pour atteindre cet objectif.

M&A/introduction en bourse  : L’édition 2017 de l’étude « Global Transaction Forecast » réalisée par Oxford Economics et le cabinet d’avocats international Baker McKenzie portant sur les prévisions d’introductions en bourse (IPO) et de fusions-acquisitions (M&A) pour la période de 2017 à 2020, considère que la Suède est le 5ème marché le plus attractif des 37 pays étudiés. L’un des principaux atouts du pays serait son actionnariat stable. La Suède est le seul pays nordique concerné par l’étude qui reste dominée par Hong Kong, Singapour et la Suisse. Elle se situe juste derrière les Pays-Bas (4ème) mais devant le Royaume-Uni (6ème).

BRA/ATR. Le constructeur franco-Italien ATR a fait voler son premier avion turbopropulsé alimenté au biocarburant le 1er février 2017 entre Stockholm et Umeå. Ce premier vol a été opéré par la compagnie suédoise BRA (contrôlée par la famille norvégienne Braathen) et vient conclure la livraison de 9 appareils de type ATR 72-600 par le constructeur franco-italien à la compagne suédoise. Ce vol inaugural a été réalisé en présence de la famille Braathen, de Christian Clemens, DG de BRA, de Christian Scherer, DG d’ATR, ainsi que des Ambassadeurs de France et d’Italie en Suède.

SAS. La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé son intention d’ouvrir deux antennes à Londres et Madrid et d’acquérir un nouveau certificat d’exploitation aérienne (AOC) en Irlande à partir de l’hiver 2017/2018. Ces mesures font partie d’une stratégie visant à réduire les coûts de la main d’œuvre sur un marché qui connaît en Europe une forte pression sur les prix, une demande croissante pour les voyages de loisirs et une concurrence grandissante, notamment de la part des compagnies low-cost. Le DG de SAS, Rickard Gustafson, affirme cependant que la majorité des activités aériennes continueront à être opérées depuis la Scandinavie. La presse suédoise rappelle par ailleurs que la compagnie aérienne souhaite diminuer ses coûts de fonctionnement annuels de 1,5 MdSEK (environ 160 M€) d’ici 2019, soit une augmentation de son objectif de 700 MSEK (soit environ 77 M€), et que le gouvernement suédois, principal actionnaire de SAS, considère que ces mesures annoncées par SAS ne sont pas d’ordre stratégique et qu’il n’incombe donc pas aux actionnaires de se prononcer sur leur sujet.

Centres commerciaux. Selon Savills, consultant immobilier international, Stockholm est actuellement la ville la plus intéressante en Europe pour les investissements dans les centres commerciaux, devant Varsovie et Londres (Paris arrive à la 5ème place, Lyon à la 7ème et Copenhague à la 8ème). L’attractivité de la capitale suédoise tient à de nombreux facteurs (population en hausse, secteur touristique en pleine croissance, parc immobilier commercial dynamique, etc.) et des fondamentaux économiques bien orientés depuis plusieurs années (forte croissance économique, pouvoir d’achat des ménages élevé, budget par habitant élevé pour le commerce de détail avec un budget annuel moyen de plus de 10 000€), ce qui, in fine, se traduit par des retours sur investissement élevés.

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Revu par : Romain Saudrais (Conseiller financier)
Service Economique Régional (SER) de Stockholm
Ambassade de France en Suède
Adresse : Storgatan 11 // 114 44 Stockholm

Avec les contributions des Services Economiques de Copenhague (C. Bauduin, R. Fournier, M. Valeur, M. Lallemand), Helsinki (N. Mouy, T. Cardiel), Oslo (E. Gabla, A. Labaune), de l’ambassade de France en Islande (R. Girard) et du Service Economique Régional de Stockholm (F. Lemaitre, J. Grosjean, T. Charrier, R. Saudrais).

Dernière modification : 22/03/2017

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